Stefie SHOCK
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Stefie SHOCK

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N/D 

Aussi connus sous

Stefie Shock, Cosmo Palermo 

Naissance

1969  

Carrière professionnelle

Depuis 2000  

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En quelques refrains, où le sens mélodique s'allie au rythme et à la malléabilité des mots, Stefie Shock est passé de "Presque rien" à l'une des figures les plus singulières de la scène musicale québécoise. À l'automne 2006, moins de six mois après l'aboutissement de son projet spécial "Salut Joe!" autour du répertoire de Joe Dassin, la sortie du disque "Les vendredis" confirme le statut particulier du personnage, réputé pour avoir toujours "Le pied dansant".

Imprégné de musique dès l'enfance, Stefie Shock développe dès lors une sensibilité spéciale pour le rythme. Il a ses premiers contacts avec de véritables instruments, la flûte ou le trombone, dans le cadre des cours de musique, à l’école primaire. À l’âge de 13 ans, suivant son instinct plus percussif, il décide d’apprendre la batterie, d'abord dans une formation parascolaire puis dans divers groupes de rock. Passé à la guitare, il se produit dans les bars tout en poursuivant des études en graphisme. À 20 ans, entre ses voyages et son expérience de DJ qui lui confirme la nette corrélation entre la musique et la danse, il décide de se consacrer sérieusement à l’écriture et à la musique. Les envois de démos où il tient lui-même plusieurs instruments se multiplient mais bien peu obtiennent une réponse. Pendant toute la décennie 1990, c'est surtout avec la musique des autres qu'il fait danser le Montréal nocturne qui fréquente les temples de la jeune génération. Son expérience de multi-instrumentiste le servira toutefois plus tard sur ses propres disques.

Entre temps, Stefie affine son écriture et en vient à se démarquer complètement des autres créateurs qui optent pour un style défini: chanson à texte, rock, hip hop naissant, etc. Fort de ses lectures et de ses fréquentations musicales, il privilégie la musicalité des mots au discours comme tel. Si discours il y a, on doit le chercher dans un second degré qu’affectionne particulièrement l’auteur-compositeur-interprète.

En 1997, il fait la rencontre d’Alain Dupuis qui s’occupe particulièrement de la promotion de jeunes artistes. Les deux jeunes loups se comprennent et Stefie tombe en plein dans la mire du futur producteur qui se prépare à lancer sa propre maison de disques. Après avoir établi le genre d’ambiance musicale désirée, on retient les services du réalisateur Dimitri Tikovoï qui a déjà travaillé avec Florent Pagny, Lio, Guesch Patti et autres artistes de calibre. Stefie Shock se rend donc en Angleterre pour l’enregistrement de son premier album "Presque rien", début 2000.

L’album paraît au Québec en avril et reçoit un accueil chaleureux de la critique. La voix au registre passablement bas et la dégaine de l’artiste suggèrent un Gainsbourg façon sixties, période "Bonnie & Clyde", plutôt porté sur les assonances et les allitérations. Le tout est assaisonné d’un zeste de techno, avec de-ci de là une touche de scratch pour "18" ou une tache de son garage bien gras comme dans "All Zippers Down". L’impact de "Je combats le spleen", premier extrait proposé aux stations de radio en février 2000, laisse présager un cheminement peu commun pour ce montréalais nourri à l’écoute des musiques dansantes du disco et du funk autant que de la chanson française, en passant par les rythmes latins.

L'accueil du public et les éloges de la critique ont des échos jusqu'en Europe où on lui accorde le prix Québec-Wallonie-Bruxelles en 2001. Cet été-là, des milliers de festivaliers ont l'occasion de l'entendre aux FrancoFolies de La Rochelle, de Spa et de Montréal. Un an plus tard, ce premier opus lui vaut également le prix Félix-Leclerc, conjointement avec le Français Bertrand Louis, assorti d'un prix Étoiles Galaxie.

Mais déjà il faut songer à donner suite à cette première contribution. Sentant une certaine urgence à cet égard, il consacre une partie de l'automne et de l'hiver suivants à l'écriture de nouvelles chansons. Poursuivant sa collaboration avec Dimitri Tikovoï, Stefie participe cette fois à la réalisation. Tout en ayant recours à son équipe de tournée, dont les cuivres donnent à l'ensemble une couleur plus latino-américaine, Stefie assume encore lui-même une large part de l'instrumentation qu'on retrouve sur "Le décor". Tandis que sa relecture de "Pas assez de toi" ou sa mise en musique du texte d'Isabelle Mayereau "Il, elle" se situent d'avantage en continuité avec le 1er album, "Le pied dansant" adaptation de l'immortelle "Guaglione", que Stefie a apprise en écoutant la version instrumentale de Pérez Prado, assume l'héritage du roi du mambo. S'il se fait plus chantant que sur "Presque rien", l'auteur-compositeur conserve une approche facilement identifiable. Outre les fans de rythmes latins et de divers grooves plus techno, les adeptes de rock primitif y sont choyés avec "Salut Chantal" et son riff façon mi-60. Quant aux fans de chanson française, ils ne peuvent que constater le raffinement des textes d'un jeune auteur en pleine possession de ses moyens.

C’est justement dans cette foulée que l’artiste se voit offrir un contrat avec l’une des grandes sociétés mondiales du disque qui distribue "Le décor" en France. Stefie ira même passer quelques mois dans l’Hexagone afin de tâter le terrain. Petite malchance: lors du tsunami de la fin 2004, sa chanson "Un homme à la mer" est retirée des ondes car on préfère ne pas exposer l’auditoire, même de manière subliminale, aux souvenirs traumatisants que nombre de Français ont vécus en Indonésie. La frilosité de certains décideurs du monde médiatique est parfois bien curieuse! De retour au Québec, le musicien-chanteur conçoit, à l'hiver 2005-2006, un projet qui peut sembler extravagant au premier abord. Dans la foulée des hommages collectifs à des artistes ayant marqué le monde de la chanson, il contacte plusieurs amis d'horizons musicaux aussi différents que Mara Tremblay, Mario Pelchat, Dobacaracol, Les Breastfeeders, Patrick Norman ou Éric Lapointe et leur propose de s'approprier une chanson du regretté Joe Dassin. La réponse est unanimement enthousiaste et "Salut Joe!" voit le jour au cours de l'été. Gonflés à bloc, Stefie et son complice Mathieu Dandurand entreprennent l'enregistrement des nouvelles compositions que l'on retrouve sur son troisième album solo "Les vendredis" en novembre 2006. La pièce "Ange gardien" étant déjà connue des auditeurs de quelques stations radio et la texture de l'album se situant dans le prolongement du précédent, il est à prévoir que les prochains vendredis, tels qu'évoqués dans le titre de l'album, seront dansants!

On peut visiter le site officiel de Stefie Shock.

Pour consulter les textes de chansons de cette artiste.

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