Les
Gendarmes

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Parcours

Notes biographiques
Aussi connus sous --  
Membres de la formation Laurier Desbiens, André Girard, Michel Girard, Guy Harvey, Hermel Larouche, Laurent Rivard, Roger Tremblay
Carrière professionnelle 1961-1968   

Les jeunes adultes qui atteignent la vingtaine à l'aube des années 1960 ont un vif intérêt pour la musique pop qui explose en Occident. C'est le cas au Québec comme ailleurs et nulle région n'est dépourvue de ces groupes musicaux qui arpentent les nombreuses salles de danse durant les fins de semaine pour s'éclater... et faire des conquêtes. Il en allait ainsi au Saguenay–Lac-Saint-Jean, à Dolbeau. où l'ensemble les Kambo prend forme en 1961. Durant les quatre années qui suivent, le sextet apprivoise le monde de la musique et de la scène et devient une attraction de premier ordre tout en peaufinant son style.

C'est en reprenant les grands succès du Billboard, ou leurs adaptations en français, que les cinq jeunes hommes font leur place parmi l'avalanche d'orchestres qui déferle partout en interprétant ce qu'on appellera bientôt la musique yé-yé.

Or le centre nerveux de cette opération commerciale nouveau genre est bien entendu la Métropole et c'est là que les jeunes gens feront la connaissance, en 1965, de l'impresario Dominique Mandanice. Cet homme d'affaires leur donnera une nouvelle personnalité et leur ouvrira les portes du succès national grâce au disque et à la télévision. Chose assez rare à l'époque, il leur adjoint un directeur artistique, Kevin Hunter, qui agit comme agent de répertoire et les amène à reprendre des chansons des décennies précédentes dont plusieurs de Neil Sedaka: "Qu'il fait bon d'avoir vingt ans", "Petit démon", "Carole", etc.

Nous sommes au beau milieu de la vague des groupes, stimulée par le tsunami Beatles et l'invasion britannique aux USA, lorsque les Gendarmes attaquent Montréal avec leurs costumes inspirés des policiers français (le film Le gendarme de Saint-Tropez est encore tout récent...) et surtout la voix unique de baryton du soliste Guy Harvey. Celui-ci se démarque en effet considérablement des autres interprètes pop en vogue par son timbre et son registre d'exception qu'il met à profit tant pour des chansons enlevantes que des balades épiques, souvent empruntées aux comédies musicales de Broadway, telles "Quel est le secret?" ("Some Enchanted Evening" de South Pacific) ou "Maria" (une des inoubliables de West Side Story).

Sa versatilité est un atout dont le chanteur ne se prive pas. Au répertoire de ces jeunes qui ont fière allure et un son qui plaît autant aux ados qu'aux parents, on remarque bientôt plusieurs titres à succès récents, puisés chez Roy Orbison "Les bras d'acier", "J'ai rêvé", Aaron Neville "À quoi bon pleurer" ou Stevie Wonder "Rien, rien, rien", mais aussi quelques chansons originales.

Orchestrations impeccables, enregistrements de grande qualité et la touche Harvey font en sorte que les Gendarmes enchaînent les succès au palmarès et les spectacles dans les cabarets du Québec jusqu'au déclin de la vague des groupes, en 1968.

Après la dissolution des Gendarmes, Guy Harvey grave quelques 45 tours et continue à chanter sur les scènes québécoises jusqu'à nos jours. Il y a toujours place à la qualité!

Faisaient fait partie du groupe:

  • Laurier Desbiens: batterie (1961-1967)

  • André Girard: saxophone, piano, orgue (1961-1968)

  • Michel Girard: basse (1961-1968)

  • Guy Harvey: chant

  • Hermel Larouche: trompette (1961-1964)

  • Laurent Rivard: guitare (1961-1968)

  • Roger Tremblay: batterie (1967-1968)